pieuvre

Octopus Garden

Je fais des recherches graphiques sur la faune sous-marine. Il y a longtemps en effet que je souhaite travailler sur le thème de la mer, puisque je vis au bord de la Méditerranée. Mais je veux éviter les trop classiques paysages et bateaux alors j’ai choisi la pieuvre, animal mythologique qui a toujours fasciné les artistes.

J’ai commencé par mettre au point le dessin des tentacules que j’ai reporté sur une toile que j’avais préparée avec un fond bleu turquoise. J’ai ensuite précisé les détails en deux tons contrasté : jaune et orange. Ce n’est pas terminé mais je suis déjà assez satisfaite de mon tableau qui a déjà sa place sur un mur de mon séjour, car, bien sûr, ma maison a tendance à se métamorphoser en cabane du pécheur…

Mais savez vous que la pieuvre est un animal étrange qui rassemble des trésors qu’elle trouve au fond de la mer, pour se créer une sorte de jardin extraordinaire ? Les Beatles en ont fait une chanson « octopus garden » :

I’d like to be under the sea
In an octopus’s garden in the shade.
We would be warm below the storm
In our little hide away beneath the waves.
Resting our heads on the sea bed
In an octopus’s garden near a cave.
We would sing and dance around
Because we know we can’t be found.

Je voudrais être sous la mer
Dans le jardin d’une pieuvre dans l’ombre
Nous serons au chaud sous la tempête
Dans notre petite cachette en dessous des vagues
Reposant notre tête dans le lit de l’océan
Dans un jardin de pieuvre à côté d’une caverne
Nous chanterions et danserions
Car nous savons que nous ne pouvons être trouvés.


Poulpe Fiction

Un des thèmes sur lesquels j’ai décidé de travailler est la pieuvre. Drôle d’idée ? pas tant que ça, car c’est un animal mythique qui a inspiré les artistes de tous temps, à commencer par les anciens grecs qui en décoraient leur maison. Ci-dessus un vase étrusque.  Mais on trouve aujourd’hui encore ses tentacules déclinées sur divers objets, parfois complètement kitsch comme ce lustre :


Bien sûr, après Jules Vernes magistralement illustré par Grandville, les auteurs de science Fiction en ont fait un monstre effrayant. Les Bandes Dessinées de Pulp Fiction l’ont exploité de mille façon, toujours en mettant en valeurs de pulpeuses donzelles :

Fantasme érotique qui était déjà le sujet de la très célèbre estampe d’Hokusai, le rêve de la femme du pécheur, au 17ème siècle. De très nombreux artistes ont ensuite interprété cette image, en hommage au maître. Patrick Grainville (prix Goncourt) en a fait un superbe roman « le baiser de la pieuvre » en 2010.

Cette oeuvre majeure se trouve au British Museum à Londres. Comme quoi il n’y a pas que des trucs ennuyeux dans les musées !