Lewis Carroll

Les larmes d’Alice

Quatrième étape de la croissance subite d’Alice : elle se mit à pleurer ! C’est un dessin au feutre noir sur feuille A4, comme le précédent, une esquisse pour une B.D. que je continuerais peut-être un de ces jours… mais il faudrait bien qu’Alice aille se rhabiller.

« Mais elle continua de pleurer, versant des torrents de larmes, si bien qu’elle se vit à la fin entourée d’une grande mare, profonde d’environ quatre pouces et s’étendant jusqu’au milieu de la salle. »

Plutôt angoissante, l’histoire de Lewis Carroll, en fin de compte !

Alice grandit trop vite


Je me suis souvent amusée à illustrer le fascinant conte de Lewis Carroll en essayant d’évoquer l’ambiguïté cette histoire à multiples niveaux de lecture. Quand Alice mange le gâteau, elle grandit, mais lorsqu’une petite fille grandit, elle se transforme en femme. Je n’ai jamais compris pourquoi ses habits grandissaient en même temps que son corps ! Ils devraient se déchirer et dévoiler jambes, nombril  et bras que les beautés de l’époque cachaient sous des tonnes de tissus… Voilà pourquoi j’ai ce dessin en 3 vignettes de B.D. en me basant sur le portrait de la véritable Alice, muse du coquin Lewis Carroll : Alice Liddel qu’il a photographiée en 1858.

C’est pour elle qu’il écrivit les fantastiques aventures d’Alice au Pays des Merveilles. Loin de la blondasse sucrée de Walt Disney la vraie Alice ressemble à la piquante Louise Brooks et n’a pas l’air d’une naïve bécasse ! C‘est une Lolita très contemporaine. Notez que les parents d’Alice lui ont par la suite interdit d’approcher leur petite fille ainsi que ses 2 soeurs…