le blog de Paula Ferrari
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Vous l’avez sans doute aperçue sur mon Stand de Noël, mon dernier tableau hommage à Frida Kahlo. Je l’ai réalisée en Mixed Media sur une toile ronde de 60 cm de diamètre.

fridakahlo

La célèbre artiste peintre mexicaine aimait porter le costume traditionnel : couronne de fleurs, châle frangé et bijoux incas, avec souvent une main porte bonheur. Bien sûr j’ai dessinée ses sourcils joints en ailes de corbeau. Mais j’ai défait sa coiffure et ses cheveux s’envolent avec les roses de sa couronne. Je l’ai transposé en Provence, sous un ciel bleu balayé par le Mistral qui soulève sa chevelure.

Née d’un père juif allemand et d’une mère indienne, mutilée par un grave accident, artiste engagée auprès des surréalistes, militante au Parti Communiste, partageant les maîtresses de son mari Diego Rivera et collectionnant les amants, Frida était une femme libre et passionnée. Elle fut la première à exprimer sa réalité de femme tout en revendiquant l’identité mexicaine réprimée, à une époque où il était mal vu qu’une femme fume le cigare et s’habille en homme. Elle terminera sa vie amputée d’une jambe et prisonnière d’un corset de plâtre, tout en continuant à peindre sa douleur et son amour… Un héroïne dans la vraie vie !

Sa sulfureuse biographie (1907-1954) a été le sujet d’un superbe film sorti en 2003 et réalisé par Julie Taymor, avec Salma Hayek qui l’incarne merveilleusement. Les images du film reprennent avec virtuosité les tableaux de l’artiste. J’ai bien sûr le DVD que je vous conseille de l’offrir ou de vous l’offrir !

J’avais peint il y a longtemps ce portrait naïf de Frida Kahlo sur une toile de 30×40 cm.  Je l’ai combiné avec un dessin de tête de mort et un coeur de « mater dolorosa » pour en faire une illustration numérique dans l’esprit de la fête mexicaine des morts « dias de muerte ». Pour bien comprendre l’oeuvre de Frida, il faut savoir qu’elle revendiquait l’identité mexicaine dont la culture populaire est un mélange de catholicisme espagnol et de rituels Incas. La mort n’y est ni tabou, ni triste et sa représentation est drôle et joyeuse, intimement mêlée à la vie. Elle s’habillait toujours avec le costume traditionnel, blouse brodée, couronne de fleurs et collier artisanal. Elle ne s’épilait pas ses sourcils rejoints en aile de corbeau comme ceux des brunes espagnoles.

Vous trouverez cette image « Frida Kahlo en la muerte »  en vente dans ma boutique en ligne dans la catégorie cartes postales.

« Je ne peint pas des rêves ou des cauchemars, je peint ma propre réalité » disait la géniale Frida Kahlo, quand on a voulu lui coller l’étiquette de Reine du Surréaliste. En effet c’est toute sa vie qu’elle illustre dans ses tableaux empreint de l’Art populaire et traditionnel de son Mexique natal, issu de la civilisation Inca combinée au christianisme espagnol. Elle représente tout naturellement des cœurs déchirés ou enflammés comme dans ces chromos religieux du 19ème siècle qui furent copiés dans les tatouages Old School.
A mon tour,  j’ai suivi la tradition et j’ai crée des ex-voto en Scrap Mixed Media avec des reproductions de mes portraits de Frida (support bois ou MDF, textile, papier, boutons, paillettes, etc.).
Vous les trouverez dans ma boutique en ligne…

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