Alice grandit trop vite


Je me suis souvent amusée à illustrer le fascinant conte de Lewis Carroll en essayant d’évoquer l’ambiguïté cette histoire à multiples niveaux de lecture. Quand Alice mange le gâteau, elle grandit, mais lorsqu’une petite fille grandit, elle se transforme en femme. Je n’ai jamais compris pourquoi ses habits grandissaient en même temps que son corps ! Ils devraient se déchirer et dévoiler jambes, nombril  et bras que les beautés de l’époque cachaient sous des tonnes de tissus… Voilà pourquoi j’ai ce dessin en 3 vignettes de B.D. en me basant sur le portrait de la véritable Alice, muse du coquin Lewis Carroll : Alice Liddel qu’il a photographiée en 1858.

C’est pour elle qu’il écrivit les fantastiques aventures d’Alice au Pays des Merveilles. Loin de la blondasse sucrée de Walt Disney la vraie Alice ressemble à la piquante Louise Brooks et n’a pas l’air d’une naïve bécasse ! C‘est une Lolita très contemporaine. Notez que les parents d’Alice lui ont par la suite interdit d’approcher leur petite fille ainsi que ses 2 soeurs…

La peinture gestuelle


J’ai préparé plusieurs fonds multicolores à la peinture acrylique sur papier et carton que je vais ensuite utiliser soit comme support de base, soit en découpage et collage. Bien sûr chaque texture est unique et différente des autres, même si j’emploie les mêmes couleurs. Et certaines sont mieux réussies que d’autres ! Mais j’aime à retrouver ce plaisir de la peinture gestuelle où il faut laisser faire le hasard sans aucune préméditation . Empreintes, coulures et projections nécessitent une grande rapidité d’exécution.

Ensuite certaines formes figuratives vont surgir de ces taches abstraites, mais c’est une autre histoire que je vous raconterais bientôt 😉

Un profil aquilin à l’aquarelle

J’ai réalisé ce dessin réalisé aux crayons aquarelle. J’aime toujours combiner le visage de profil et l’oeil de face comme dans les peintures de la Grèce et de l’Egypte antique …ou de Picasso qui était un grand classique, contrairement aux apparences ! Cela donne une autre dimension au personnage : celle de l’âme ?

En tous cas si celui-là n’est pas Cyrano, il a un profil aquilin, c’est à dire fin et courbé comme un bec d’aigle (aquila en latin). On dirait bien que l’oiseau rapace a cet oeil là aussi !