L’arbre bleu d’Alechinsky


L’arbre bleu est une fresque de Pierre Alechinsky accompagnée d’un poème d’Yves Bonnefoy. Réalisée à PARIS dans le quartier de la Sorbonne, à l’occasion du projet Murs de l’an 2000, cet arbre évoque la végétation rare dans les rues de la ville. Le motif central est complété d’un ensemble de vignettes qui l’encadrent comme Alechinsky aime à compléter ses dessins. L’oeuvre graphique dialogue avec un poème de son ami Yves Bonnefoy.

Passant,
regarde ce grand arbre
et à travers lui
il peut suffire.

Car même déchiré, souillé,
l’arbre des rues,
c’est toute la nature,
tout le ciel,
l’oiseau s’y pose,
le vent y bouge, le soleil
y dit le même espoir malgré
la mort.

Philosophe,
as-tu chance d’avoir l’arbre
dans ta rue,
tes pensées seront moins ardues,
tes yeux plus libres,
tes mains plus désireuses
de moins de nuit.

Yves Bonnefoy

Pierre Alechinsky est né en 1927, membre du groupe groupe Cobra crée en 1949. COBRA (composé d’artistes originaires de COpenhague, BRuxelles et Amsterdam) pronait « l’imagination au pouvoir » et privilégiait la spontanéité de la peinture intuitive ou gestuelle.

Fasciné par la calligraphie orientale, Alechinsky a effectué plusieurs voyages en Asie et tourne en 1955 un film documentaire sur la calligraphie japonaise qui l’inspire : il utilise des pinceaux chinois et des encres qui lui donnent une grande liberté du geste sur de grands formats. L’arbre est un thème récurrent dans son oeuvre graphique.

Et c’est sur ce thème de l’arbre que j’ai engagé les graines d’artistes de mon atelier de Loisirs Créatifs.

Pour voir mes démos et tutos artistiques rendez-vous sur mon autre blog :

candy-mary.com

6 com sur “L’arbre bleu d’Alechinsky

  1. Arbre puissant, dépouillé, dressé vers le ciel au coeur de la ville. Originalité de la couleur, des vignettes… Un peintre et un style que je découvre avec curiosité et gourmandise. Merci pour ce complément d’informations qui donne envie d’aller plus loin. Les idées du poême sont juste mais la forme ???

    1. J’adore l’arbre d’Alechinsky mais le poème ne m’emballe pas ! je prefère celui d’Émile Verhaeren : le Saule que j’avais appris à l’école primaire !

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