Déjouer les pièges de la Publicité

Avec la Rentrée scolaire , tous les parents doivent racheter des fournitures et des vêtements avec un difficile combat à mener contre les médias qui dressent les enfants à exiger tel ou tel produit !

Mais comment les aider à déjouer les pièges de la Publicité ?

D’abord il faut dire que c’est monsieur Pavlov qui a mis au point la technique du conditionnement en se basant sur le dressage des chiens (ça marche pas avec les CHATS). Lorsqu’un chien a faim et voit sa gamelle pleine, il manifeste sa joie en remuant la queue et en bavant. Alors Pavlov a fait l’expérience scientifique (ben oui) suivante :

On a donné de la nourriture à un chien en lui faisant écouter une clochette. On a répété cela un grand nombre de fois, afin que le cerveau du chien mémorise l’association nourriture = clochette. Enfin lorsqu’on lui a fait entendre la sonnerie sans lui montrer la gamelle, le pauvre toutou s’est mis à baver et à remuer la queue persuadé qu’il allait manger : il s’agit du célèbre réflexe conditionné.

La plupart des humains étant aussi intelligents que les chiens, on peux aussi les dresser à réagir automatiquement à un stimuli (son, image, etc). En effet la définition exacte la Publicité est « l’art d’utiliser la psychologie à des fins commerciales ».

Le principe en est d’associer un produit à un désir (ou fantasme) afin que le consommateur achète le produit qui matérialise son rêve. L’exemple le plus amusant est celui des publicités pour automobiles. On s’adresse bien sûr aux hommes adultes (mais immatures) en associant une fille sexy à la voiture. Le mécanisme enclenché est évident : si j’achète la voiture, j’aurais la pin-up. Bien sûr c’est un leurre car la fille n’est PAS livrée avec la voiture. Mais ces messieurs font quand même les coqs au volant croyant que ça séduit les poulettes !

On utilise souvent le processus d’identification à un héros, une star, un sportif, le couple parfait, etc. Mais on « cible » le profil psychologique des consommateurs visés pour y adapter la mise en scène du produit. Car le stimuli est différent selon qu’on s’adresse à des retraités, des adolescents ou des mères de famille. Le sous-entendu est vraiment grossier (pour être aussi beau, riche et heureux que cette créature de rêve, achetez le produit machin). L’habit ne fait pas le moine (le slip ne fait pas le superman) cependant la majorité de la population y croit sans se poser de question.

Il faut décrypter avec les enfants les ressorts de la publicité afin qu’ils ne se laissent pas conditionner passivement et deviennent des consommateurs avisés.

PS : le conditionnement ne marche pas avec les chats parce que ce sont les chats qui dressent les humains ! MDR